Implant Dentaire: Notre Guide Complet

Les dents abîmées sont soignées en fonction de leur degré de conservation. Si votre dent n’est plus suffisamment solide pour supporter une couronne, vous pouvez vous faire poser un implant.

Il vous permet d’éviter de poser un bridge ou un appareil amovible qui implique souvent d’affecter les dents adjacentes. Nutrident.fr vous explique comment fonctionne cette prothèse très discrète qui vous permet de retrouver votre plus beau sourire.

Comment se présente l’implant dentaire ?

Lorsqu’une dent est trop cariée pour être sauvegardée ou qu’elle est cassée, le dentiste peut avoir recours à la couronne qui repose sur la racine dévitalisée de votre dent originale.

la pose d'un implant dentaireSi la racine est déjà très abîmée, il s’aide d’un pivot pour fixer la couronne. Mais, s’il ne reste aucune base fiable sur laquelle se fixer, il peut alors vous poser un implant dentaire.

Ce que l’on nomme l’implant dentaire est une prothèse, souvent en titane, qui va venir se visser dans l’os de la mâchoire, afin de remplacer la racine de votre dent. Il est en forme de cône dont l’extrémité arrondie se visse dans l’os.

Sur cet implant vient se fixer le pilier qui permet de faire le lien entre l’implant et la couronne qui vient recouvrir l’ensemble.

Le résultat esthétique est le même que pour une couronne, c’est-à-dire parfaitement imperceptible. L’implant et son pilier sont de couleur métallique, mais totalement cachés par la gencive et la couronne. Cette dernière est fabriquée en résine ou en composite qui s’accorde à la nuance précise de vos autres dents.

En fonction de votre cas de figure particulier, le dentiste a le choix entre trois types d’implants, de tailles différentes.

1 – Le mini implant

Le mini implant est le plus court, avec moins de 10 mm. Il est souvent utilisé pour remplacer des dents de petite taille, des dents antérieures ou des dents qui sont dans un espace restreint de la bouche. Il est aussi prisé lorsque la racine n’offre pas un espace suffisant pour l’insertion d’un implant conventionnel dans la mâchoire.

2 – L’implant dentaire traditionnel

L’implant dentaire traditionnel est compatible avec la majorité des cas, à la condition que vous possédiez une épaisseur d’os suffisante pour le fixer. Il mesure entre 10 et 20 mm et possède un diamètre compris entre 1 et 3 mm.

3 – L’implant basal

L’implant basal est le plus long et il est réservé aux personnes dont l’épaisseur insuffisante de l’os nécessite une implantation plus en profondeur. Il est plus délicat à poser, car représente une chirurgie plus invasive, mais il est un recours judicieux à la greffe osseuse.

Les étapes de la pose d’un implant dentaire

La pose de l’implant dentaire s’effectue en plusieurs étapes, sous anesthésie locale, au cabinet de votre chirurgien-dentiste. Dans le cas où la pose concerne plusieurs implants, elle peut être pratiquée sous anesthésie générale.

Première étape : la préparation de l’opération

Le chirurgien-dentiste prend des radios de la partie concernée de votre mâchoire. Il détermine alors précisément les dimensions de l’os et peut s’assurer ainsi que sa structure est compatible avec la pose d’un implant.

Si ce n’est pas le cas, il envisagera une greffe osseuse. Pour la mâchoire supérieure, il peut également proposer un comblement du sinus maxillaire qui consiste à combler la cavité arienne située à l’intérieur de la mâchoire, sous anesthésie locale.

radios des dents

S’il a fallu procéder à une greffe ou un comblement, il faut attendre entre 6 et 12 mois la calcification pour que l’implant puis être fixé sur des bases solides.

D’autre part, le dentiste effectue un moulage, afin de pouvoir fabriquer la couronne.

Deuxième étape : la pose de l’implant

Pour visser l’implant dans l’os de la mâchoire, le dentiste incise la gencive pour le mettre à nu. Il perce le trou, puis insère l’implant. Il recoud ensuite la gencive.

Pendant les six mois qui vont suivre, les tissus osseux et gingivaux cicatrisent, tandis que l’implant fusionne avec l’os, ce qui s’appelle l’ostéo-intégration.

Troisième étape : la pose du pilier

Maintenant que l’implant fait partie intégrante de la mâchoire, le chirurgien incise à nouveau la gencive qui avait cicatrisé, afin de fixer le pilier sur l’implant. L’opération s’effectue sous anesthésie locale.

Il faut environ deux semaines pour que la gencive cicatrise autour du pilier, sans le recouvrir. Le dentiste peut poser par-dessus un pansement pour ne pas risquer de pression qui pourrait nuire à la cicatrisation, notamment pendant l’alimentation.

Certains dentistes posent l’implant et le pilier en même temps, afin de ne pas avoir à inciser deux fois la gencive. Il n’existe pas de contrindication, mais le dentiste préfère souvent laisser le temps à l’implant de fusionner avec l’os, sans que le pilier qui dépasse ne risque de bouger, même faiblement.

Quatrième et dernière étape : la pose de la couronne dentaire

La pose de la couronne est la dernière étape. Fabriquée suivant vos empreintes, elle correspond à l’interstice entre vos dents. Lorsque qu’elle est posée, il arrive souvent que le dentiste doive un peu forcer le passage et que vous ressentiez des tensions les premiers jours.

couronne dentaireEn effet, rappelez-vous qu’il vous manque une dent depuis plus de six mois ; la nature ayant horreur du vide, vos autres dents ont commencé à se déplacer pour combler l’espace manquant.

Il est donc parfaitement normal que l’espace soit un peu réduit, mais toutes vos dents vont reprendre leur positionnement naturel en quelques jours.

S’il s’agit de dents de devant, le dentiste peut vous poser une prothèse provisoire pour vous n’ayez pas à afficher un sourire édenté.

D’autre part, vous remarquerez peut-être aussi un espace entre votre gencive et votre toute nouvelle prothèse.

C’est aussi dû au vide laissé pendant de nombreux mois. En l’absence de dent, votre gencive se sera légèrement rétractée. En quelques semaines, elle va retrouver la place pour assurer la jonction parfaite avec votre nouvelle dent.

Les avantages et inconvénients des implants

L’implant dentaire représente une solution à très longue durée. Pendant 20 ou 30 ans, vous n’aurez plus à intervenir. Au-delà, il se peut que la couronne présente des signes de défaillance, mais ce n’est pas forcément le cas. L’implant, lui, reste stable.

L’implant est préférable au bridge ou à l’appareil dentaire amovible. Pour le poser, vous n’avez pas affecté la santé de vos autres dents, ce qui est le cas avec le bridge qui implique de dévitaliser et limer les dents adjacentes.

Pour ce qui concerne l’hygiène bucco-dentaire, l’implant fait partie intégrante de votre bouche. Vous le brossez votre couronne comme vos autres dents. Elle ne risque bien sûr pas de se carier, mais vous brossez en même temps la gencive et les dents adjacentes qui, elles, craignent les bactéries.

Au contraire, certains appareils dentaires vous empêchent de vous brosser correctement les dents et vous exposent aux bactéries responsables des caries.

L’implant lui-même est invisible, puisque fixé au sein de l’os de la mâchoire. Le pilier et la couronne qui viennent se fixer dessus peuvent être réalisés en composite ou résine de la couleur exacte du reste de vos dents.

Du point de vue confort, l’implant est parfait et vous allez rapidement l’oublier.

Il n’existe pas vraiment d’inconvénients à se faire poser un implant. Les problèmes de pose ou de rejet sont exceptionnels. Vous pouvez ressentir quelques douleurs dans les jours qui suivent les chirurgies, mais le dentiste peut vous prescrire des antidouleurs qui vous aident à traverser cette période.

La seule contrindication concerne les personnes atteintes de maladies chroniques qui affectent les gencives ou les os de la mâchoire. Il leur faut dans ce cas étudier avec le dentiste qui les suit l’alternative envisageable.

L’obstacle majeur à la pose de l’implant est son prix.

Combien coûte un implant dentaire ?

Le prix d’un implant dentaire en France fluctue entre 1 200 € et 2 000 €. Ce tarif dépend de votre dentiste lui-même (sa région, son adresse et sa réputation), du nombre de séances nécessaires et de la marque de l’implant.

Avant de vous lancer, votre dentiste vous présente son devis qui détaille chaque étape et coût. Considéré comme soin « hors nomenclature », l’implant dentaire n’est pas remboursé par la sécurité sociale. Seule la couronne peut être remboursée, mais seulement de 84 €, soit 70 % du tarif de base de la sécurité sociale de 120 €. En revanche, l’implant peut être remboursé par la mutuelle santé. Envoyez le devis de votre dentiste à votre mutuelle et elle vous indiquera le montant qu’elle vous remboursera.

Vous pouvez également envisager de passer par une clinique dentaire à l’étranger. Les trois pays les plus réputés pour la chirurgie dentaire à bas coût en Europe sont la Hongrie, le Portugal et l’Espagne. Ils disposent de chirurgiens-dentistes très bien formés et de matériel à la pointe de la technologie, pour des tarifs étant jusqu’à 70 % moins chers qu’en France.

Vous pouvez choisir une clinique dentaire ayant pignon sur rue, habituée à travailler avec des étrangers. Certaines proposent même des forfaits « tout compris » qui incluent l’hôtel. Faites vos comptes en prenant en considération le nombre de visites à effectuer. Selon la région où vous habitez, vous pouvez avoir à proximité de chez vous un aéroport local qui propose des lignes low cost qui vous emmènent en Hongrie, en Espagne ou au Portugal pour 25 €, aller-retour.

Si l’implant dentaire peut vous paraître un peu cher, vous devez prendre en compte le fait que vous êtes ensuite tranquille pour plusieurs décennies, que vos dents adjacentes sont sauvegardées et qu’il représente l’idéal esthétique lorsque qu’une dent originale ne peut plus être sauvée.

Réponse aux questions les plus fréquentes

Quelles sont les contre-indications des implants dentaires ?

Il existe certaines conditions qui contre-indiquent la pratique d’implantologie dentaire, en voici les principales :

  • L’insuffisance cardiaque sévère ;
  • Les pathologies cardiaques valvulaires ;
  • Infarctus du myocarde récent ;
  • Troubles de l’immunité : maladies immunologiques, traitement immunosuppresseur en cours…
  • Certains cancers ;
  • Certaines maladies psychiatriques ;
  • Maladie parodontale (il faut la traiter préalablement) ;
  • Insuffisance osseuse (il faut une greffe osseuse ou un comblement des sinus préalablement pour obtenir le volume osseux nécessaire à la pose de l’implant) ;
  • Pas d’implant dentaire chez l’enfant (pas avant la fin de la période de croissance).

De nombreuses autres contre-indications existent, notamment le diabète, l’alcoolisme et tout ce qui peut empêcher une bonne cicatrisation.

Quels sont les effets secondaires des implants dentaires ?

La pose d’un implant dentaire (ou plusieurs) est une intervention chirurgicale peu invasive, mais le patient peut ressentir quelques effets secondaires tels que des douleurs au niveau du site opératoire. Ces douleurs ne sont heureusement que modérées et peuvent facilement être soulagées par de simples antalgiques de palier 1 (paracétamol par exemple).

Une gonflement est également monnaie courante après la pose d’un implant dentaire à cause de l’œdème et de l’inflammation occasionnés par le geste chirurgical. Dans ce cas il ne faut pas s’inquiéter car il se résorbe spontanément très vite. Sinon, il suffit d’appliquer de la glace sur la zone enflée pour apaiser l’inflammation et accélérer sa résorption.

Des petits saignements sont aussi parfaitement normaux durant les 2-3 jours qui suivent l’intervention. Dans ce cas, il suffira d’appliquer sur la zone qui saigne une compresse et de la maintenir en place en la mordant durant quelques minutes (jusqu’à 30 minutes) pour arrêter le saignement.

Pose d’implant dentaire : quelles sont les complications possibles ?

La pose d’un ou plusieurs implants dentaires pour remplacer une ou plusieurs dents manquantes est une véritable intervention chirurgicale. Et comme toute intervention chirurgicale, elle comporte différents risques et peut avoir certaines complications telles que :

  • Des risques liées à l’anesthésie (allergie au produit anesthésique par exemple) ;
  • Le rejet de l’implant ;
  • Le risque hémorragique (des saignements difficiles à gérer du fait de leur abondance ou de leur caractère récidivant) ;
  • Le risque de léser un ou plusieurs nerfs ;
  • Le risque de léser le sinus maxillaire ;
  • Réaction allergique : il y a un risque que le patient développe une réaction allergique contre la matière dont est composé l’implant dentaire. Une allergie au titan par exemple.
  • Infections (abcès dentaires, parodontite, infection osseuse…).

Heureusement, ces complications restent très rares, car on prend le maximum de précautions avant, pendant et après l’opération pour les éviter.

Comment se manifeste le rejet de l’implant dentaire ?

Alors déjà, ce n’est pas un « rejet » au sens propre du terme. En effet, ce n’est pas une réaction immunologique comme celle qu’on observe après une greffe ou une transplantation. Dans le cas d’un implant dentaire, on parlera plutôt d’échec implantaire.

L’échec implantaire c’est tout simplement lorsque l’ostéo-intégration de l’implant ne se passe pas convenablement. C’est-à-dire que le tissu osseux ne va pas venir stabiliser et combler les espaces autour de l’implant.

Voici comment reconnaître un échec implantaire :

  • Mobilité de l’implant : l’implant dentaire n’est pas censé bouger, surtout après plusieurs semaines de l’intervention.
  • Douleurs à la pression : la mastication devient impossible, car de violentes douleurs se déclenchent à la moindre pression sur l’implant ou sa prothèse dentaire.
  • Douleurs au niveau des gencives : intermittentes voire permanentes dans certains cas.
  • Écoulement de pus (signe d’une infection et la formation d’un abcès).
  • Implant visible : la gencive est tellement rétractée que l’implant devient visible en bouche.
  • Expulsion de l’implant de manière spontanée au stade final.

Quelle est la durée de vie d’un implant dentaire ?

L’implant dentaire, une fois bien intégré au tissu osseux de la mâchoire, peut vous accompagner pour le reste de votre vie ! Il faut toutefois que vous sachiez que les prothèses dentaires fixées sur les implants peuvent se détériorer avec les années. Il suffira alors d’en fixer de nouvelles sur les mêmes implants dentaires et le tour est joué !

À quel âge peut-on se faire poser un implant dentaire ?

Malgré les idées reçues, les implants et les prothèses dentaires ne sont pas réservés aux sujets âgés, même s’il faut avouer que les prothèses amovibles sont plus fréquentes chez ces derniers. En effet, il existe des dizaines de situations pour lesquelles ces dispositifs sont indiqués comme remplacer une dent cassée ou cariée sévèrement, remédier à une agénésie dentaire (absence de développement d’une ou de plusieurs dents)… Ces situations peuvent se rencontrer à n’importe quel âge, et donc un implant et une prothèse dentaire peuvent être posés à tout âge. Néanmoins, les chirurgiens dentistes préfèrent réaliser cette technique après 18 ans, lorsque la croissance de l’adolescent arrive à son terme.

Conseils pour entretenir un implant dentaire

Après la pose d’un implant dentaire, il est primordial de prendre un certain nombre de mesures pour l’entretenir, éviter le rejet (échec implantaire) et prolonger au maximum sa durée de vie. Voici donc quelques conseils à appliquer :

  • Avoir une hygiène bucco-dentaire irréprochable : la pose d’un implant dentaire implique un renforcement des mesures d’hygiène avec des brossages dentaires pluri-quotidiens en veillant à brosser les dents naturelles ainsi que les prothèses et les gencives. Il est également important d’utiliser des brossettes et du fil dentaire pour les espaces interdentaire. (attention, l’usage de la brosse à dents électrique est interdit durant les 3 premiers mois). Évidemment, il ne faut pas agresser la zone opérée et la nettoyer le plus délicatement possible.
  • Éviter de mâcher du côté opéré durant les 3 premiers mois après la pose pour éviter de déstabiliser les implants (risque d’échec implantaire).
  • Éviter les boissons ou aliments chauds ou froids car cela agresse les plaies et retarde la cicatrisation.
  • Éviter la consommation de tabac et de boissons alcoolisées car cela retarde la cicatrisation.
  • Privilégier les aliments mous (mixer les aliments) et liquides durant les premiers jours après l’intervention pour ne pas exercer de pression sur les implants qui ne sont pas encore stabilisés (ostéo-intégration non encore effectuée).
  • Éviter de pratiquer du sport (trop intense du moins) durant les 7 à 21 jours qui suivent la pose de l’implant, car cela retarde quelque peu la cicatrisation.
  • Consulter régulièrement le dentiste pour une surveillance adaptée.
A propos des auteurs:

ViolaineRédactrice web spécialisée, Violaine contribue à structurer des informations sur la santé bucco-dentaire et l’alimentation de manière claire et articulée pour pouvoir en faire bénéficier au plus grand nombre sur le site nutrident.fr

 

KatiaRédactrice spécialisée dans la linguistique médicale, Katia contribue à vulgariser les informations sur la santé dentaire afin de les rendre accessibles à tous sur le site de nutrident.fr.

 

Lire Aussi

Bienvenue sur Nutrident.fr !

L’équipe Nutrident.fr est composée de personnes qui ont pris en main leur santé dentaire pour moins souffrir des cavités, des gingivites et consorts. Nous avons donc créé  ce site pour partager nos expériences personnelles en matière de santé dentaire. Nous relayons ce que nous avons découvert sur la nutrition, le microbiote intestinal, et leurs associations avec la santé dentaire ; afin de renforcer vos dents et vos gencives, et votre confiance en vous.